samedi 24 octobre 2026

Lanzarote - Si belle

 Coucou les Baloosiens ! 

Nous voici sur Lanzarote, une grande île des Canaries séparée de La Graciosa de seulement 1km par la passe Estrecho Del Rio. Dimanche 18 octobre nous avons fait une belle navigation d’environ 50 milles nautiques en descendant Lanzarote le long de la côte est pour rester à l’abri de la houle océanique et avons jeté l’ancre Playa Blanca, juste à coté de la marina Rubicon.

 Départ de la Graciosa pour Lanzarote

 Arrivée Playa Blanca

Bien que nous ayons pas mal baroudé sur cette île il y a 11 ans, nous n’avons pas résisté à l’envie de passer quelques jours à terre sur cette île qui fut un réel coup de cœur lors de notre premier voyage. Avec Chris et Pat du cata «La Folie » nous avons donc décidé de louer une voiture afin de partager les bons moments et les frais. 

Le lendemain de notre arrivée, la journée a été plutôt tranquille avec une petite promenade dans la matinée à Playa Blanca et dans la marina Rubicon. L’après midi le Cap’tain est parti voir le Musée Oceanico en apnée et la soirée s’est terminée sur La Folie avec des Monts D’Or au four et des jeux de sociétés...Miam ! On fait une sacrée équipe tous les quatre car force est de constater que nous sommes tous plus gourmands les uns que les autres…

Playa Blanca - Marina Rubicon

 Playa Blanca - Marina Rubicon

Ragaillardi par la journée « repos », nous sommes parti mardi 20 à la découverte/redécouverte de l’île. Les points d’intérêts sur Lanzarote sont très nombreux. L’île par elle-même pour commencer est splendide avec ses villages blanchis à la chaux et ses paysages volcaniques dont les couleurs changent du tout au tout en quelques kilomètres. Première étape à El Golfo y El Charcol Verde (ou lac vert) puis balade dans les bouches rocheuses et hurlantes de Los Hervideros avant une pause déjeuner dans le Téléclub de Mozaga. Les Téléclubs aux Canaries sont des restaurants « associatifs » nés à une époque où il n’y avait que très peu de télévisions voire une seule pour tout un village. Les choses ont évidemment bien changé mais l’esprit lui est toujours là avec comme volonté de servir une cuisine exclusivement locale dans un décor simple et typique (au charme désormais totalement désuet il faut l’avouer) pour les habitants à un prix défiant toute concurrence. Comme vous pouvez l’imaginer la pause n’a pas été frugale et puisque nous étions 4 cela a été bien entendu l’occasion de goûter à tout ! 

 El Golfo


La balade s’est poursuivie ensuite en traversant l’île jusque au nord-est pour visiter Jameos Del Agua, une incroyable création architecturale de Cesar Manrique dans un champ naturel de lave et de grottes végétales. Ce site est si beau qu’il mériterait quasi à lui seul de venir à Lanzarote. Sur la route, les volcans de Timanfaya et leurs pentes recouvertes de cendre volcanique et cerclées de milliers d’enrochements nous fascinent. Ils sont chacun le berceau d’un pied de vigne. Le spectacle est à couper le souffle et on se figure mal le travail nécessaire que des dizaines de générations d’hommes on dû abattre pour modeler les paysages de la sorte. Même s’il y a ces formations sur toute l’île, le cœur emblématique de ce sanctuaire viticole est La Geria où nous trouvons à faire bien évidemment une dégustation de vins locaux sur le chemin pour rentrer au bateau…

 Jameos del Agua




 La Geria



Le jour suivant le programme a été quelque peut chamboulé par du bricolage sur le bateau et une météo pluvieuse. Cela n’aura pas gâché la visite de Las Salinas de Janubio ni celle de Las Grietas sur la Montaña Blanca mais aura cependant rendu la visite d’Arrecif un peu tristoune.



 Las Grietas

 Salinas de Janubio

Notre dernier jour, le jeudi 22 octobre, nous avons réservé une excursion dans le parc naturel de Timanfaya. Ce parc représente pratiquement un quart de Lanzarote et la visite à travers les champs de lave figés et les cratères des volcans encore actifs pour certains ne peut se faire qu’en car. Si on ne voit ni lave ni fumerolle, on peut sentir le sol partout très chaud. Il suffit de ramasser une poignée de terre volcanique ou bien de voir le restaurant du parc faire cuire les viandes au menu sur les grilles situées juste au dessus de cavités actives et brûlantes pour s’en convaincre : l’attraction est d’ailleurs assez amusante. Pour la pause déjeuner nous avons jeté notre dévolu sur le Téléclub d’un autre village, juste histoire de comparer bien entendu :-). La journée se termine par un petit tour à Puerto Calero avant de faire quelques courses dans un supermarché à Puerto Del Carmen.

 Timanfaya

 Timanfaya

 Timanfaya

 Timanfaya

Le bilan de ce séjour est tout simplement formidable et Lanzarote n’a pour le moment, pour ce que l’on connaît des Canaries, pas d’égale à nos yeux. Ces quatre jours ont été assez fatiguants car le rythme a été soutenu. Des départs tôt le matin pour rentrer au bateau en toute fin de journée voire en début de nuit...mais quel régal.

Nous serions bien resté 1 ou 2 jours tranquille avant de reprendre la mer d’autant que le mouillage de Playa Blanca s’est révélé très sûr avec un accès facile à la marina en annexe en plus d’être très joli. Malheureusement, c’est la météo qui dicte sa loi. Une fenêtre s’ouvre demain pour se refermer pour plusieurs jours ensuite… 

Ainsi vendredi, après avoir mis en ordre le bateau, nous appareillons en début d’après-midi. Cap sur Gran Canaria à environ 100 milles nautiques. Nous naviguerons toute la nuit, la pleine lune sera notre compagne de route sans devoir être notre guide. Le GPS a depuis quelques temps fait des astres des feux de route délicieusement esthétiques uniquement : et heureusement pour nous !

A très bientôt !!

vendredi 16 octobre 2026

Traversée Gibraltar vers les Canaries (La Graciosa)

Coucou les Baloosiens ! Petit article pour vous décrire rapidement notre traversée vers les îles Canaries et notre arrivée à La Graciosa.

Après être arrivé à Gibraltar le mardi 6 octobre, nous avons attendu la fenêtre qui nous permettrait de quitter le continent pour les Canaries. 

Nous restons donc finalement 3 jours en escale au mouillage de La Linea de la Concepcion, ville sans aucun charme qui jouxte la ville de Gibraltar et son Rocher mais qui offre un abri parfait et tout ce qu’il faut pour un gros avitaillement avant une longue navigation.

Nous en profitons également pour nous balader un soir dans Gibraltar avec Chris et Pat, un couple comme nous en grande croisière sur leur catamaran ‘’La Folie’’ rencontré à Motril avec qui nous avons sympathisé. Gibraltar c’est l’occasion de manger un Fish&Chips dans un pub anglais :-). La ville n’est plus aussi "British" que dans notre souvenir mais le Fish&Chips est à la hauteur et nous passons une très bonne soirée.

Le vendredi 9 octobre nous faisons le point avec l’équipage de La Folie autour d’un apéro car nous souhaitons effectuer le passage du détroit en flottille pour plus de sécurité : pour les prochains jours le vent est Est et Nord-Est force 5, le courant est favorable à un départ en début de matinée, la houle est prévue dans le dos et les orques semblent absents du détroit… La décision est prise nous partons demain matin !

Le samedi on se lève vers 7h, prenons une nouvelle fois la météo, mettons en ordre de marche le bateau. Les hublots sont verrouillés, tout ce qui est susceptible de tomber est rangé, on sort la perche IOR, on accroche et on sécurise solidement l’annexe et à 8h15 on est paré. On lève l’ancre et hissons la grand voile avec 2 ris (environ 3/5 de la voile) et déroulons le génois tout en gardant l’appui d’un moteur pour sortir de l’immense baie de Gibraltar car il y a des cargos partout et le vent ne s’est pas encore levé.

Départ de Gibraltar 

Après une heure, nous attaquons le détroit et le vent est désormais bien établi entre 15 et 20 nœuds. Avec La Folie nous décidons "en live" de prendre plein sud pour traverser directement le détroit et longer ce dernier le long de la côte marocaine plutôt que la côte espagnole. On est stressé avec les orques et le capitaine reste à la barre… On avance vite à 7 noeuds dans le DST (canal ‘’virtuel’’ officiel de séparation du trafic maritime dans le détroit). 

 Navigation au large de Tanger

A peine le DST traversé, un gros aileron noir sort de l’eau à 3 mètres devant la coque bâbord. Ouh, le stress monte sacrément ! Le Cap’tain crie à Sosso, « y a un aileron, un gros... devant le bateau ». On contacte La Folie pour les prévenir, ils sont juste derrière nous. Quelques minutes se passent, rien. La Folie nous appelle, il y a 6 cétacés juste à coté d’eux mais c’est confirmé il s’agit de globicéphales totalement inoffensifs avec les bateaux. 

On souffle mais on va rester tendu jusque vers 20h où nous passons sous le 39ème degrés de latitude Nord, au large d’Asilah au Maroc, qui est la limite où aucun orque n’a jamais été observé. Nous avons déjà parcouru 80 milles. Le vent a faibli à 3 Beaufort mais nous avançons bien avec les voiles en ciseaux (les voiles ne sont pas du même côté ou sur la même amure en terme marin) plein vent et houle arrière dans un bon confort.

La première nuit de navigation commence. 22h, le Cap’tain par se coucher et Sosso assure son 1er quart jusqu`à minuit. Les quarts s’enchaînent ainsi toutes les 3 heures de 22h à 10h du matin. On dort en décalé, d’un sommeil haché et il va falloir quelques jours pour prendre le rythme. Durant la nuit il y a beaucoup de bateaux au large et la vigilance est de mise jusqu'au matin.

 Au large...

Le lever du jour, avec l’apparition des premiers rayons du soleil, est toujours un moment à part. Souvent il nous apparaît d’une grande banalité au quotidien alors qu’il relève d’un caractère extraordinaire en grande navigation. C’est quelque part assez magique et tout votre être se sent vivre ou revivre. Ce moment est difficile à décrire, il est beau, il fait du bien, il vous rend gai et ce quelque soient les conditions de mer que vous avez rencontré pendant la nuit.

 Au large...

Les jours de navigation s’enchaînent. Ils sont rythmés par le réglage des voiles ou l’ajustement du cap, les points météo 2 fois par jours grâce à Starlink, la tenue du livre de bord toutes les 3 heures, la lecture, une petite sieste et la préparation des repas. Ce dernier point est crucial car le moral de l’équipage en dépend. Ce sont les 2 seuls véritables moments partagés ensemble, avec le film du soir – une comédie genre De Funès - blotti dans le carré avant le premier quart de nuit. Sosso assure des menus quasi gastronomiques pour les conditions dans une mer de 2m à 2m50 pendant 3 jours. Taboulé, lasagne, empañada, paëlla, nachos… Le Cap’tain savoure, très reconnaissant ! 


Le 3ème jour de mer, vers 7-8h du matin il y a 6-7 thons jaunes de bonne taille (1m) entre deux eaux à quelques mètres de la jupe arrière tribord du bateau… on hallucine ou bien ! La mer est grosse et la pêche dans ces conditions peut s’avérer dangereuse au moment de sortir un poisson de l’eau car il faut descendre sur la jupe arrière du bateau. Le Cap’taine est résonné par la Cheffe-mousse-cheffe Sosso (coucou JP et Béné… ils comprendront) : on ne pêche pas. Vers 11h les thons suivent toujours… Le Cap’taine craque après 3h à se faire narguer et met la ligne à l’eau, devant leur nez. 1er leurre, rien, on essaie un autre leurre et les thons nous snobent, un troisième toujours rien...6 leurres plus tard il est presque 16h lorsque les thons disparaissent, ils se sont bien marrés de toute évidence !!!

Depuis notre départ la houle a une période d’environ 7 secondes ce qui la rend « assez » confortable car le bateau passe entièrement entre 2 crêtes. Ce n’est pas de tout repos et les organismes sont quand mêmes fatigués de toujours tanguer mais on ne peut pas se plaindre d’autant que le vent n’a pas fait défaut depuis le début nous assurant de très belles moyennes quotidiennes. 

Mercredi 14 octobre, il est 8h du matin (6h UTC), la mer se calme un peu et Sosso part se coucher après son dernier quart. Il nous reste moins de 60 milles nautiques après 96h de navigation, dans notre tête c’est comme si nous étions arrivés. Le vent faibli également et vers 10h on affale la grand voile et le génois qui battent dans un vent trop mou pour ce qu’il y a de houle. On déroule le gennaker mais la vitesse est un peu faible autour de 3,5 noeuds risquant de nous faire arriver de nuit. Vers 11h on préfère donc envoyer le spi symétrique afin d’être certain de jeter l’ancre dans l’après-midi. On file à 5-6 noeuds avec notre belle voile bariolée de bleu et rouge jusqu`à atteindre le Nord de Lanzarote et La Graciosa.

 Terre en vue ! Roque Del Este

 Approche de la Graciosa



Enfin, à 16h30 nous mouillons Playa Francesca sur l’île de La Graciosa, l’île la plus au nord des Canaries.

 Enfin au mouillage !

Il fait beau, le paysage est très sauvage et nous sommes au calme. Une vingtaine de bateaux a jeté l’ancre après une traversée depuis Gibraltar ou le Portugal comme nous. On prend une douche brûlante et on se pose pour profiter d’un superbe coucher de soleil en sirotant un Vermouth et en écoutant une musique d’ambiance. On connaît par cœur ce plaisir au mouillage mais après presque 5 jours de mer, c’est comme si on le redécouvrait : on savoure.

 Lessive et nettoyage après la traversée

 Balade sur Graciosa avec Chris et Pat

 L'île est superbe !!



 

    






Tapas au menu 😋



Quelques chiffres : 

- Nous avons parcouru 602 milles nautiques (environ 1150km) en 106h soit une vitesse moyenne de 5.7nds

- Nous avons fait 4 heures de moteur (3h au départ en appui des voiles et 1h à l’arrivée à l’approche et pour prendre le mouillage).

- Aucune casse ni problème technique à bord, Baloo a assuré.

- Le vent le plus fort constaté a été 23 nœuds (6 Beaufort), le vent moyen autour de 15 noeuds, la houle entre 1,5m à 2,5m tout du long.

- Nous n’avons rien pêché et je ne m’attarde pas plus sur ce bilan...

mardi 6 octobre 2026

Pérégrinations sur la Costa Blanca et en Andalousie avant Gibraltar

Coucou les Baloosiens ! Voici quelques news pour vous raconter la suite de notre périple après avoir quitté les Baléares le samedi 19 septembre pour une longue et belle traversée de 26 heures vers la Costa Blanca (d’ailleurs une belle dorade Coryphène s’est encore gentiment laissée prendre). 

Nous avons atterri et trouvé repos Cala Portman, un très bel endroit malgré un premier abord austère avec une ancienne mine en arrière plan, mais qui s’est révélé aussi joli que surprenant avec son petit port aux airs de ‘Far West’ et son sable noir volcanique. Nous étions seulement 2 bateaux pour en profiter ! 



Les 4 jours suivants nous avons longé la Costa Blanca avec de petites escales à Azohia, Carboneras (où le Capt’aine a fait une chasse sous-marine nourricière dans des eaux très poissonneuses), puis Almeria et enfin la Marina de Motril en plein coeur de l’Andalousie.




À Almeria nous avons fait une escale d’une journée sous prétexte de revisiter la ville mais en réalité c’était surtout pour retourner au restaurant La Mala dont nous étions tombés amoureux il y a 10 ans. Le restaurant ne nous a pas déçu et nous avons en prime profité d’un concert festival Rock gratuit en seconde partie de soirée sur le port.

À Motril, nous avons pour la première fois amarré Baloo depuis le départ sur le quai d’un port de plaisance ! Cette escale a aussi été l’occasion de faire un premier bilan après 40 jours, déjà…

Le bateau et l’équipage vont bien. Chaque jour apporte son lot de petits travaux ou réparations. Si vous êtes allergiques au bricolage et aux imprévus surtout ne partez jamais en bateau ! Ce point est peut-être plus important à considérer que le mal de mer (qui lui fini par passer après quelques jours) ou le coté marin/navigateur qui n’est pas clé étant donné que notre bateau est plus proche d’une caravane que d’un Trimaran de la Route du Rhum… Donc des tracas oui, mais des petits tracas alors on a de la chance pour le moment. 

Du côté statistiques en 40 jours nous avons :

- Réparé le Lazybag de nombreuses fois (coutures), réparé le GPS, remplacé la drisse de grand voile, la manille du génois, le câble du bout-dehors, réglé les câbles de la barre à roue et des safrans et réparé une fuite sur le tuyau d’arrivée d’eau de mer du moteur bâbord

- Parcouru environ 680 milles nautiques (1250km) – 150 milles au moteur et 530 à la voile

- Consommé 90l de gasoil (45l par moteur), fait 54h de moteur (27h chacun)

- Consommé environ 900l d’eau

- Fait fonctionner 11h le dessalinisateur pour une production d’environ 750l

- Pêché 5 dorades Coryphène, 2 poulpes, 1 dorade royale, 1 vieille, 1 labre vert, 4 maquereaux, 1 bonite, 4 sars et 1 mulet... et nous avons perdu 2 leurres

- Utilisé la Grand voile, le Génois, le Gennaker et le Spi symétrique. Le Spi asymétrique n’a pas vu le soleil pour l’instant.

- Les 1680w de panneaux solaires ont intégralement et largement couverts nos besoins énergétiques. La seule chose que nous allons changer sera de débrancher le congélateur pour les très grandes traversées afin de soulager le parc batterie.

À la Marina de Motril le 1er jour a été consacré à faire les pleins de gasoil et un grand nettoyage de l’extérieur du bateau. Ensuite c’est un programme beaucoup plus touristique qui nous a attendu ;-) En effet, nous avons loué une voiture pour visiter les terres Andalouses de l’intérieur...

Mardi 29 septembre nous avons pris la route de la Sierra Nevada pour Grenada où nous avons passé la journée. Comme 10 ans plus tôt, nous n’avons pas pu visiter le Palais Nasrides ni les jardins pour lesquels le premier créneau disponible était mi-novembre lorsque nous nous sommes renseignés début septembre...Il faut savoir renoncer ! Cela n’a pas gâché notre enthousiasme ni notre plaisir de revoir cette belle ville Andalouse et l’Alhambra. La vieille ville est très agréable et l’Alhambra est superbe, on peut en profiter même sans avoir la chance de visiter le Palais. Bien que Grenade soit une grande ville ‘moderne’ à bien des égards, le passé Mauresque est omniprésent et le mélange des genres est assez plaisant.




    

En fin de journée nous avons tiré sur Cordoue où nous avions réservé un petit AirBnB dans le quartier San Basilo. Cordoue est une merveille ! Ses remparts, sa vieille ville, le quartier de la Juderia ou encore celui plus intimiste de San Basilo... et que dire de la Mosquée Cathédrale qui est un joyaux et mérite à elle seule le voyage. Nous sommes littérallement tombés sous le charme sans compter une gastronomie locale très riche qui ne nous a bien évidemment pas laissé indiférents… Le Salmorejo, le Mazamorra, Berenjenas fritas con miel, ragout de queue de Toro, joue de porc sauce Oloroso ou Ximenez...on a goûté à tout, pauvre foie! On recommande les restaurants Bodegas Mezquita ou le Patio de la Juderia.




Enfin, pour notre dernière étape nous avons poussé jusqu’à Séville où nous sommes arrivés jeudi en fin d’après-midi. Assez tôt finalement pour profiter d’un spectacle de Flamenco en début de soirée avant de sortir déambuler dans les rues très animées d’une des plus grandes villes d’Espagne. Puis nous avons terminé la journée par un stop à Las Setas, plus grande sculpture en bois du monde devenue l’emblème contemporain de la ville, avant de rentrer à l’hotel épuisés. Le lendemain, jeudi, a été une journée aussi délicieuse qu’éreintante. Balade le matin dans les rues commercantes, visite du vieux Séville, stop photos devant la Cathédrale et le Giralda (minaret de l’ancienne mosquée Almohade devenue cathédrale) puis, après le déjeuner, marche digestive dans le parc Maria Louisa et sa Plaza de España de Séville - construite pour l’exposition Iberico-Americaine de 1929. Chacune des provinces d’Espagne y est représentée par un édifice en faience de Séville absolument magnifique. Enfin nous avons terminé la découverte de Séville par les quais/berges du Guadalquivir. Quelques pauses gourmandes nous auront permis de tenir ce rythme de sportif de haut niveau évidemment ;-). Séville est un peu comme Rome ou Paris, quelque soit l’endroit où se pose le regard il y a un monument ou une architecture remarquable, c’est très beau.






Après cette escapade à terre de queques jours, nous avons retrouvé Baloo. Lessives, grand ménage du bord vendredi 2 octobre avant de quitter la Marina et reprendre la mer. Christhophe et Patricia, un bateau copain navigant sur leur catamaran La Folie, rencontrés la veille et partis un peu plus tôt, nous ont prévenu que les conditions étaient assez musclées. Du coup la longue navigation vers Fuengirola sera finalement un saut de puce de quelques milles pour se mettre à l’abri d’une grosse houle de Sud-Est devant la ville Herradura. Après 4 jours de tourisme nous ne daignons même pas mettre un pied à terre dans cette station balnéaire qui semble pourtant assez jolie. 

Vendredi 2 octobre, le cap jusque là Sud ou Sud-Ouest, est désormais plein Ouest. Il ne reste qu’une poignée de milles vers Malaga (30 environ) puis encore 60 milles jusqu`à Gibraltar. 

Après 4 jours de pluie et de navigations pénibles à changer les voiles 10 fois par jour dans un vent faible et mal établi en direction, nous venons d'arriver à Gibraltar aujourd'hui 6 octobre. Gibraltar n'est pas un bel endroit mais il y règne une étrange atmosphère qui nous hypnotise en quelque sorte. Il y a du brouillard, des cargos et des grues portuaires austères partout, le tout dans une immense baie où s'affrontent en permance la houle du vent et les forts courants de marées (jusqu`à 3 noeuds) qui font clapoter bizarement la surface de la mer. La force inquiètante de la nature et la puissance des machines humaines face à face, ce lieu ne nous plaît pas mais il impressionne c'est certain...



Nous espérons partir pour les Canaries vers le 10 octobre et d'ici là manger un Fish&Chips dans les rues So British de Gibraltar. 

Dès qu’une fenêtre s’ouvrira nous partirons mais de nombreux paramètres sont à prendre en compte : le vent évidemment mais dans le détroit le courant peut être très fort. Il faut donc aussi considérer le courant et la marée. La présence des orques est également un sujet et enfin tenir compte de la lune si l’on peut afin de naviguer le plus ‘’éclairé’’ possible la nuit… bref une équation avec pas mal de paramètres à résoudre ! On vous tiendra au courant pour le départ vers Lanzarote bien sûr !