Coucou les Baloosiens ! Voici quelques news pour vous raconter la suite de notre périple après avoir quitté les Baléares le samedi 19 septembre pour une longue et belle traversée de 26 heures vers la Costa Blanca (d’ailleurs une belle dorade Coryphène s’est encore gentiment laissée prendre).
Nous avons atterri et trouvé repos Cala Portman, un très bel endroit malgré un premier abord austère avec une ancienne mine en arrière plan, mais qui s’est révélé aussi joli que surprenant avec son petit port aux airs de ‘Far West’ et son sable noir volcanique. Nous étions seulement 2 bateaux pour en profiter !
Les 4 jours suivants nous avons longé la Costa Blanca avec de petites escales à Azohia, Carboneras (où le Capt’aine a fait une chasse sous-marine nourricière dans des eaux très poissonneuses), puis Almeria et enfin la Marina de Motril en plein coeur de l’Andalousie.
À Almeria nous avons fait une escale d’une journée sous prétexte de revisiter la ville mais en réalité c’était surtout pour retourner au restaurant La Mala dont nous étions tombés amoureux il y a 10 ans. Le restaurant ne nous a pas déçu et nous avons en prime profité d’un concert festival Rock gratuit en seconde partie de soirée sur le port.
À Motril, nous avons pour la première fois amarré Baloo depuis le départ sur le quai d’un port de plaisance ! Cette escale a aussi été l’occasion de faire un premier bilan après 40 jours, déjà…
Le bateau et l’équipage vont bien. Chaque jour apporte son lot de petits travaux ou réparations. Si vous êtes allergiques au bricolage et aux imprévus surtout ne partez jamais en bateau ! Ce point est peut-être plus important à considérer que le mal de mer (qui lui fini par passer après quelques jours) ou le coté marin/navigateur qui n’est pas clé étant donné que notre bateau est plus proche d’une caravane que d’un Trimaran de la Route du Rhum… Donc des tracas oui, mais des petits tracas alors on a de la chance pour le moment.
Du côté statistiques en 40 jours nous avons :
- Réparé le Lazybag de nombreuses fois (coutures), réparé le GPS, remplacé la drisse de grand voile, la manille du génois, le câble du bout-dehors, réglé les câbles de la barre à roue et des safrans et réparé une fuite sur le tuyau d’arrivée d’eau de mer du moteur bâbord
- Parcouru environ 680 milles nautiques (1250km) – 150 milles au moteur et 530 à la voile
- Consommé 90l de gasoil (45l par moteur), fait 54h de moteur (27h chacun)
- Consommé environ 900l d’eau
- Fait fonctionner 11h le dessalinisateur pour une production d’environ 750l
- Pêché 5 dorades Coryphène, 2 poulpes, 1 dorade royale, 1 vieille, 1 labre vert, 4 maquereaux, 1 bonite, 4 sars et 1 mulet... et nous avons perdu 2 leurres
- Utilisé la Grand voile, le Génois, le Gennaker et le Spi symétrique. Le Spi asymétrique n’a pas vu le soleil pour l’instant.
- Les 1680w de panneaux solaires ont intégralement et largement couverts nos besoins énergétiques. La seule chose que nous allons changer sera de débrancher le congélateur pour les très grandes traversées afin de soulager le parc batterie.
À la Marina de Motril le 1er jour a été consacré à faire les pleins de gasoil et un grand nettoyage de l’extérieur du bateau. Ensuite c’est un programme beaucoup plus touristique qui nous a attendu ;-) En effet, nous avons loué une voiture pour visiter les terres Andalouses de l’intérieur...
Mardi 29 septembre nous avons pris la route de la Sierra Nevada pour Grenada où nous avons passé la journée. Comme 10 ans plus tôt, nous n’avons pas pu visiter le Palais Nasrides ni les jardins pour lesquels le premier créneau disponible était mi-novembre lorsque nous nous sommes renseignés début septembre...Il faut savoir renoncer ! Cela n’a pas gâché notre enthousiasme ni notre plaisir de revoir cette belle ville Andalouse et l’Alhambra. La vieille ville est très agréable et l’Alhambra est superbe, on peut en profiter même sans avoir la chance de visiter le Palais. Bien que Grenade soit une grande ville ‘moderne’ à bien des égards, le passé Mauresque est omniprésent et le mélange des genres est assez plaisant.
En fin de journée nous avons tiré sur Cordoue où nous avions réservé un petit AirBnB dans le quartier San Basilo. Cordoue est une merveille ! Ses remparts, sa vieille ville, le quartier de la Juderia ou encore celui plus intimiste de San Basilo... et que dire de la Mosquée Cathédrale qui est un joyaux et mérite à elle seule le voyage. Nous sommes littérallement tombés sous le charme sans compter une gastronomie locale très riche qui ne nous a bien évidemment pas laissé indiférents… Le Salmorejo, le Mazamorra, Berenjenas fritas con miel, ragout de queue de Toro, joue de porc sauce Oloroso ou Ximenez...on a goûté à tout, pauvre foie! On recommande les restaurants Bodegas Mezquita ou le Patio de la Juderia.
Enfin, pour notre dernière étape nous avons poussé jusqu’à Séville où nous sommes arrivés jeudi en fin d’après-midi. Assez tôt finalement pour profiter d’un spectacle de Flamenco en début de soirée avant de sortir déambuler dans les rues très animées d’une des plus grandes villes d’Espagne. Puis nous avons terminé la journée par un stop à Las Setas, plus grande sculpture en bois du monde devenue l’emblème contemporain de la ville, avant de rentrer à l’hotel épuisés. Le lendemain, jeudi, a été une journée aussi délicieuse qu’éreintante. Balade le matin dans les rues commercantes, visite du vieux Séville, stop photos devant la Cathédrale et le Giralda (minaret de l’ancienne mosquée Almohade devenue cathédrale) puis, après le déjeuner, marche digestive dans le parc Maria Louisa et sa Plaza de España de Séville - construite pour l’exposition Iberico-Americaine de 1929. Chacune des provinces d’Espagne y est représentée par un édifice en faience de Séville absolument magnifique. Enfin nous avons terminé la découverte de Séville par les quais/berges du Guadalquivir. Quelques pauses gourmandes nous auront permis de tenir ce rythme de sportif de haut niveau évidemment ;-). Séville est un peu comme Rome ou Paris, quelque soit l’endroit où se pose le regard il y a un monument ou une architecture remarquable, c’est très beau.
Après cette escapade à terre de queques jours, nous avons retrouvé Baloo. Lessives, grand ménage du bord vendredi 2 octobre avant de quitter la Marina et reprendre la mer. Christhophe et Patricia, un bateau copain navigant sur leur catamaran La Folie, rencontrés la veille et partis un peu plus tôt, nous ont prévenu que les conditions étaient assez musclées. Du coup la longue navigation vers Fuengirola sera finalement un saut de puce de quelques milles pour se mettre à l’abri d’une grosse houle de Sud-Est devant la ville Herradura. Après 4 jours de tourisme nous ne daignons même pas mettre un pied à terre dans cette station balnéaire qui semble pourtant assez jolie.

Vendredi 2 octobre, le cap jusque là Sud ou Sud-Ouest, est désormais plein Ouest. Il ne reste qu’une poignée de milles vers Malaga (30 environ) puis encore 60 milles jusqu`à Gibraltar.
Après 4 jours de pluie et de navigations pénibles à changer les voiles 10 fois par jour dans un vent faible et mal établi en direction, nous venons d'arriver à Gibraltar aujourd'hui 6 octobre. Gibraltar n'est pas un bel endroit mais il y règne une étrange atmosphère qui nous hypnotise en quelque sorte. Il y a du brouillard, des cargos et des grues portuaires austères partout, le tout dans une immense baie où s'affrontent en permance la houle du vent et les forts courants de marées (jusqu`à 3 noeuds) qui font clapoter bizarement la surface de la mer. La force inquiètante de la nature et la puissance des machines humaines face à face, ce lieu ne nous plaît pas mais il impressionne c'est certain...
Nous espérons partir pour les Canaries vers le 10 octobre et d'ici là manger un Fish&Chips dans les rues So British de Gibraltar.
Dès qu’une fenêtre s’ouvrira nous partirons mais de nombreux paramètres sont à prendre en compte : le vent évidemment mais dans le détroit le courant peut être très fort. Il faut donc aussi considérer le courant et la marée. La présence des orques est également un sujet et enfin tenir compte de la lune si l’on peut afin de naviguer le plus ‘’éclairé’’ possible la nuit… bref une équation avec pas mal de paramètres à résoudre ! On vous tiendra au courant pour le départ vers Lanzarote bien sûr !















Pour le bricolage, pas de problème, cela fait partie du bateau...dicton du jour: si t'es pas bricoleur ..prend une caravane...bon toujours un plaisir de lire vos aventures...caroline me dit que je reste longtemps aux toilettes...ce a quoi je luibrepond que vous etes bavards..bisous on vous embrasse
RépondreSupprimerLol ! Le bon prétexte :-) Les magazines bateaux y sont aussi sûrement pour quelques choses 😉
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